Principes généraux

Le GRAND PRIEURE DES ORDRES RECTIFIES FRANÇAIS (GPORF), constitué le 17 juillet 2013 sous forme d’association, est un Ordre maçonnique et chevaleresque traditionnel, dont l’essence repose sur la foi en Dieu.

Ses membres, qui professent la religion chrétienne et portent en toute occasion son message spirituel,  sont soumis au strict respect d’une part des anciennes obligations de l’Ordre maçonnique, c’est-à-dire des règles traditionnelles de la Franc-maçonnerie régulière, contenues dans les Landmarks et détaillées dans la Règle en 9 Points et d’autre part de ses Statuts, sa Constitution et de son Règlement Général.

Son objet est de permettre à des hommes membres d’une loge régulière de la Grande Loge Traditionnelle de France pratiquant le Rite Ecossais Rectifié, de poursuivre le travail, entrepris dans le cadre des trois premiers grades de la Franc-maçonnerie, en vue de leur perfectionnement spirituel.

La voie chevaleresque, qui en constitue l’aboutissement, est ouverte à ceux d’entre eux qui aspirent sincèrement à devenir Chevaliers Maçons, au service de l’humanité toute entière.

Le Grand Prieuré des Ordres Rectifiés Français a pour vocation de maintenir fidèlement et de transmettre  sans altération l’héritage spirituel du Rite Ecossais Rectifié contenu, pour ce qui concerne les 4ème, 5ème et 6ème degrés de ce Rite, dans le Code Maçonnique des Loges Réunies et Rectifiées de France ainsi que dans le Code Général des Règlements de l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, arrêtés tous deux au convent national des Gaules en 1778.

Il invite ses membres, dans le cadre strict des règles ainsi prescrites, à poursuivre leur quête en vue de leur perfectionnement moral et spirituel, dans le respect d’autrui et pour le plus grand profit de l’humanité.

Quelques principes directeurs ont servi de guides à la rédaction des Constitutions et Règlements Généraux du GPORF.

1° Une organisation ordinale : « Nul Ordre, nulle société ne peut exister sans lois. L’exécution de ces lois assure la prospérité de la société, leur oubli ou leur infraction en amène la décadence et la ruine (…)Aucune Loge ne peut exister régulièrement que par un consentement exprès des chefs légitimes de l’Ordre, constaté par la patente de constitution, qu’ils lui donnent, à la charge de se conforter aux lois, statuts et règlements de l’Ordre, sans laquelle tous les actes de la loge seraient nuls et clandestins (…) En vertu de cette Constitution, la Loge acquiert la faculté et le pouvoir de recevoir légitimement au nom de l’Ordre »

 2° Une organisation proche de celle voulue par les Fondateurs du Régime, au moins dans l’esprit:   « L’Ordre entier est gouverné par un Grand Maître, par des administrateurs provinciaux et par des Directoires Ecossais qui ont, sous leur inspection, l’Ordre entier ».

3° Une conformité avec les Us et Coutumes, Traditions et Principes propres au Rite Ecossais Rectifié Résultant des Convents de Lyon en 1778 et de Wilhelmsbad en 1782.

4° Une organisation qui évite au GPORF de retomber dans les travers qui ont conduit aux difficultés récentes que l’on a pu connaître par ailleurs.

–         Un Grand-Maître qui dépend de ses Frères : « Il doit être votre chef et pour cela dépendre de vous ».

–         D’une manière plus générale, à chaque niveau, une autorité dépendante des membres du GPRF : « Le GM ne peut rien entreprendre (…) sans les avis des Préfets, les Préfets sans celui des Commandeurs et ceux-ci sans en avoir conféré avec les Chevaliers ».

–         Des Frères qui peuvent exprimer leur avis : « dans toutes les assemblées de l’Ordre, la pluralité des suffrages l’emporte. Cette Loi est sacrée et fondamentale. Elle est le rempart de la Liberté contre le despotisme ». Ce qui conduit à repenser les règles de représentation.

–         Une franche séparation entre « le Civil » et « l’Ordinal »

4° Une organisation qui tient compte des effectifs et de la dispersion géographique

5° Une organisation pragmatique, simple, robuste, fraternelle, même imparfaite

6° Des textes évolutifs avec le temps et les circonstances

7° une organisation conjuguant respect de la Tradition et vie au XXIeme siècle.